Si consulter un psychologue n’est pas toujours une démarche facile, demander un entretien chez le sexologue est encore plus difficile. La sexualité est un sujet dont souvent nous parlons difficilement, surtout s’il s’agit de la nôtre ! Notre malaise est grand lorsque nous devons évoquer nos problèmes sexuels devant un sexologue, tant il est très délicat d’aborder cet aspect de notre vie.

En fait, parler de la sexualité, évoquer la sienne propre ou celle que l’on vit au sein de son couple reste encore assez tabou, et ce non seulement pour des raisons sociales, morales ou psychologiques, mais aussi, bien entendu, parce que notre vie sexuelle s’inscrit dans notre intimité. Pourtant, notre sexualité améliore et contribue à notre bien-être psychologique et physique comme à notre épanouissement personnel ou conjugal. Mon expérience de sexologue montre que lorsque notre vie sexuelle est troublée, c’est tout notre rapport au monde ainsi que nos relations interpersonnelles qui sont troublés.

De plus, et pour une grande majorité d’entre nous, la sexualité demeure très instinctive. Nous en parlons peu, elle est très peu réfléchie et nous la connaissons somme toute assez mal. Qui plus est, bien des idées sont partagées à son sujet, mais il s’agit souvent d’idées reçues et parfois fausses. C’est une des raisons pour lesquelles, souvent, on en vient à penser que nos difficultés vont disparaître naturellement avec le temps, ce qui, comme le sait très bien le sexologue, est loin d’être vrai. De ce fait, alors que nos difficultés sexuelles persistent, il ne nous est pas aisé de trouver en nous-mêmes ou dans notre entourage un soutien adéquat pour apporter des solutions. C’est à ce moment qu’une consultation chez un sexologue peut s’avérer nécessaire et précieuse. Mes patients évoquent d’ailleurs souvent ce besoin de voir une personne « neutre » pour évoquer ces difficultés.

Accroître ses compétences et développer son potentiel sexuel est aujourd’hui reconnu comme un droit élémentaire. Force est aussi de constater qu’il est tout à fait normal et tout à fait légitime de vouloir mieux connaître ses désirs et son corps, de vouloir augmenter son plaisir ou encore de vouloir améliorer ses relations sexuelles.

C’est dans cette philosophie, à la fois de dépassement des problèmes, d’épanouissement et d’apprentissage, que je conçois mes entretiens et mes consultations en sexologie. Psychologue et psychothérapeute, je suis en effet également sexologue de formation et je pratique au quotidien la thérapie de couple et la sexothérapie.

Avec l’assurance d’un travail sérieux, respectueux et professionnel, je vous apporte l’aide nécessaire, au travers de votre vie personnelle et de votre vie de couple. Vous trouverez à la page concernée les références de mes diplômes de Licencié en Psychologie et de licencié en Sexologie, obtenus à l’Université Catholique de Louvain, avec Distinction et Grande Distinction.

 

 

1. La baisse du désir (anaphrodisie)

 

La baisse du désir est préoccupante et pousse un grand nombre de femmes à consulter un sexologue.

Chez la femme, le désir sexuel fluctue au cours de la vie. C’est un phénomène normal puisqu’il est un phénomène hautement complexe. Une baisse prolongée du désir sexuel peut avoir une incidence sur l’affectivité et sur l’estime de soi, et mettre le couple à rude épreuve. L’intensité du désir dépend en fait très largement de l’état de la relation au sein du couple. De ce fait, avant toute investigation approfondie, le sexologue abordera prioritairement la relation conjugale et proposera une thérapie de couple, ce qui suffit souvent à faire revenir le désir chez la femme. Bien entendu, d’autres paramètres doivent attirer l’attention du sexologue : les infidélités possibles du partenaire, une mauvaise image de soi, une dépression effective ou « masquée », le stress du quotidien, etc., et la course infernale au temps (beaucoup de femmes vivent ce que j’appelle des « journées top chrono » où elles courent toute la journée et n’aspirent qu’à pouvoir se reposer ou avoir du temps à elle-même). Mère et conjointe à la fois, ce n’est pas toujours facile pour la femme d’assumer tous les rôles. Un travail de réflexion avec le sexologue peut s’avérer très précieux.

 

 

2 La difficulté ou l’incapacité à atteindre l’orgasme (anorgasmie)

 

Le sexologue est parfois interpellé par des femmes de tous les âges qui atteignent difficilement l’orgasme ou qui n’y parviennent pas. D’autres souhaitent ardemment atteindre l’orgasme simultané avec leur partenaire. Rares sont les couples qui peuvent l’expérimenter, contrairement à ce que peuvent laisser voir les scènes de films à caractère érotique.

Dans mon travail de sexologue, je donne souvent la priorité à la parole, souvent difficile car assez intime, puis je questionne l’origine des difficultés et leur contexte. Un travail thérapeutique est alors envisagé.

 

 

3. Les douleurs (dyspareunies) – le vaginisme

Certaines femmes ressentent des douleurs lors de la pénétration ou après celles-ci, soit au vagin, soit au clitoris ou encore aux lèvres. Cela peut avoir un impact très important et non négligeable sur la vie sexuelle au sein du couple, avec parfois des répercussions dramatiques. Mon travail de sexologue m’oblige souvent à alerter mes patientes à ce sujet. Différents moyens sont réfléchis pour solutionner cette difficulté et, dans certains cas, un relai médical est nécessaire.

 

 

4. La frigidité

 

La frigidité est un trouble sexuel pouvant nuire à l’épanouissement d’une femme dans sa vie de couple. Pour le sexologue, la frigidité se définit comme l’incapacité de la femme à ressentir du plaisir et à atteindre l’orgasme lors d’une relation sexuelle. Lorsque la frigidité est dite primaire, elle résulte d’un problème somatique et nécessite un traitement médical. Le sexologue relayera alors la difficulté auprès d’un médecin spécialiste. La frigidité secondaire se traduit par la diminution, voire la disparition, de la sensation de plaisir lors des relations sexuelles. Elle touche de nombreuses femmes de tout âge. La frigidité secondaire, que l’on peut parfois comprendre comme une perte progressive de la capacité à ressentir du plaisir, résulte également d’un problème psychologique. La frustration engendre une perte de l’engagement de la femme lors de l’acte sexuel, ce qui motive bien souvent des couples à envisager une thérapie de couple.

 

 

5. Les problèmes de l’intensité du désir

 

Régulièrement, des femmes viennent consulter un sexologue pour des problèmes liés au désir : excès de désir ou, plus souvent, manque de désir. Le désir étant fluctuant et devant être entretenu, la patiente peut être mis en difficulté dans certaines situations et connaître une absence de désir, une perte de désir, ou tout simplement une diminution du désir. A l’inverse, un désir sexuel trop grand peut créer également des difficultés, telles une situation compulsive ou des problèmes de couple – le partenaire ayant des besoins sexuels moins importants. Le désir sexuel peut connaître des perturbations, pour des raisons psychiques (stress, anxiété, angoisse de performance, difficultés financières, difficultés professionnelles, soucis d’ordre familial, manque de confiance en soi, etc.), mais il varie également en fonction de l’état de santé de la femme et peut être influencé par la fatigue, les hormones (taux hormonal perturbé), la prise de médicaments (consommation d’antidépresseurs, par exemple).

Les problèmes liés au désir peuvent rencontrer des formes variables. La nature et l’intensité de ces problèmes seront évaluées par le sexologue.

 

 

6. Les problèmes relationnels

 

On pourrait ranger sous le vocable « problèmes relationnels » différents phénomènes :

  • la jalousie excessive,
  • la dépendance affective,
  • la violence conjugale,
  • la mésentente conjugale,
  • la (les) trahison(s).

Inutile de rappeler que la vie d’un couple est mouvementée, faite de hauts et de bas. En outre, rappelons qu’avec l’apparition des nouvelles technologies, les rencontres se font de plus en plus facilement et de plus en plus rapidement (pensons notamment aux réseaux sociaux ou aux sites de rencontres qui proposent aussi une géolocalisation des membres). De nouveaux comportements sexuels apparaissent, de nouvelles questions surgissent, notamment sur le thème de la fidélité ou de ce qui fait le couple aujourd’hui. Internet, qui propose aussi une multitude d’images à caractère érotique de toutes sortes (amateur, professionnel, etc.), crée des comportements qui risquent parfois de mettre le couple en péril (telle l’addiction à la pornographie). Bien des gens viennent régulièrement consulter à ce sujet. Comment concilier envies et besoins individuels avec celles ou ceux du couple ? Quand on est en couple, la sexualité est-elle toujours forcément partagée avec sa compagne ou est-elle à vivre aussi de manière individuelle ? Quelles sont nos limites ? Voilà des questions à reprendre avec le sexologue.

 

 

7. Les expériences traumatisantes

 

Au carrefour entre le travail du psychologue et du sexologue viennent toutes les problématiques relatives aux incestes, aux viols et autres abus. Consulter permet de pouvoir comprendre ces événements douloureux, pour les surmonter et se sentir libre dans sa sexualité, sans se sentir coupable et sans rester victime. Le sexologue aide alors à dépasser ces événements afin qu’ils acquièrent une portée positive dans le parcours sexuel de la personne, qui peut alors devenir active dans le choix de sa sexualité et dans l’accès à son désir et à son plaisir. Dans ce type de situations, il peut être conseillé parfois que le conjoint participe aux entretiens sans que cela ne soit considéré comme une thérapie de couple.

 

 

8. Le manque de confiance en soi et d’estime de soi

 

En tant que psychologue et psychothérapeute, j’ai écrit à ce sujet bien des lignes, et ai rencontré bien des gens en difficulté par rapport à eux-mêmes. C’est là un sujet où se mêlent le travail du psychologue celui et du sexologue, voire dans certains cas celui de thérapeute de couple.

Le manque de confiance en soi, le besoin d’être rassuré et la timidité sont des difficultés courantes que le psychologue accompagne. Mais le sexologue peut avoir lui aussi son rôle à jouer. En effet, le manque de confiance en soi est encore moins facile à gérer lorsque la personne connaît des troubles sexuels car ceux-ci induisent souvent une remise en question qui modifie alors le comportement ou certaines attitudes. La « normalité » peut aussi être interrogée lorsque la personne a vécu une expérience sexuelle particulière, ou qu’elle a des pensées extraordinaires. La personne est alors fragilisée, doute d’elle-même ou de ce qu’elle a pu faire. Il est primordial de pouvoir, dans ces situations, prendre soin de soi en consultant un sexologue ou un psychologue qui peut rassurer et encadrer la réflexion.

 

 

9. Les difficultés liées à l’orientation sexuelle

 

Les difficultés liées à l’orientation sexuelle sont peu fréquentes et elles ne doivent pas être confondues en aucune façon avec l’identité sexuelle, qui définit pour sa part la manière dont on se sent homme ou femme. Le sexologue rappelle souvent que l’orientation sexuelle concerne l’attirance sexuelle, ce vers quoi notre désir sexuel se porte. Est-on attiré par les hommes, par les femmes, par les hommes et les femmes ? Ou n’avons-nous pas d’attirance sexuelle, sommes-nous asexuels (et non asexués, puisque cela signifierait ne pas avoir de sexe) ? Il s’agit d’évoquer ici tous les questionnements en lien avec l’hétérosexualité, l’homosexualité, la bisexualité, l’asexualité. Ces difficultés, abordées chez le sexologue, obligent souvent à une psychothérapie.

 

 

10. Les comportements sexuels déviants

 

Le sexologue déterminera plusieurs formes de difficultés :

  • le sadomasochisme,
  • le fétichisme,
  • le voyeurisme et l’exhibitionnisme,
  • le travestisme,
  • l’attrait pour des personnes d’âge trop différent,
  • les fantasmes encore contenus mais inquiétants.

Le sexologue relayera son travail à ce sujet à un psychologue qui sondera avant tout les motivations conscientes et inconscientes.